François Marland : quand un ancien homme d’affaire s’investit dans des projets humanitaires

François Marland : quand un ancien homme d’affaire s’investit dans des projets humanitaires

L’avocat et homme d’affaire François Marland présente un parcours plus qu’atypique. En effet, il a exercé différentes professions, en passant du droit à la gestion d’entreprise sans oublier la psychothérapie et l’écriture d’un livre. On peut dire sans hésitation que sa carrière est hors du commun. Mais depuis plus d’une dizaine d’année maintenant, l’ancien avocat a décidé de se consacrer à des causes humanitaires, notamment en République Dominicaine et à Haïti. Retour sur les aventures de cet homme d’affaire français.

Le droit et les affaires

François Marland a débuté sa carrière en obtenant le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) en 1979. Il démarre alors en tant qu’avocat à Paris, et en parallèle, il enseigne le droit civil et social. Mais après huit ans d’exercice, il se découvre un réel attrait pour les affaires. C’est ainsi qu’il se dirige vers le rachat d’entreprises en déclin. Il commence avec le rachat de l’entreprise Elmetherm, qui est spécialisée dans la fabrication de fours industriels. Après un premier pas dans l’industrie, l’ancien avocat fonde son propre groupe, appelé Marland Distribution. Ce groupe est surtout spécialisé dans la grande distribution de produits alimentaires. Suite à cela, il rachète plusieurs groupes reconnus dans ce domaine, jusqu’à posséder plus de 2 000 moyennes et grandes surfaces dans toute la France.

Un retour à ses premières passions

Au cours des années 2000, après un long moment passé dans les affaires, le businessman décide finalement de se remettre à sa profession initiale en exerçant à nouveau en tant qu’avocat. Entre Paris et Bruxelles, l’avocat reprend ses fonctions en laissant derrière lui un empire de la grande distribution française. En parallèle, François Marland s’intéresse de près à la psychothérapie par le biais de son père Serge Marland, éminent pédiatre et psychologue. En plus d’avoir écrit un livre avec son père au sujet de la psychologie de l’enfance, il réalise des séances et des conférences liées à la psychothérapie durant de nombreuses années.

Un intérêt grandissant pour les causes humanitaires

Après avoir jonglé entre ses différentes professions, François Marland envisage sérieusement de monter un projet humanitaire. Ainsi, en 2006, il crée une fondation appelée « Sonrisa de Niño » avec l’aide de son frère Jean-Maurice. Cette association à but humanitaire décide de venir en aide aux enfants défavorisés ou orphelins, qui vivent en République Dominicaine. L’ancien businessman entreprend alors le financement et la construction d’un centre dédié à ces enfants à Saint-Domingue. Grâce à ce centre, toujours en activité, de nombreux enfants et adolescents ont eu la possibilité de grandir dans un cadre familial grâce à la présence d’éducateurs et d’accompagnateurs compétents. Par ailleurs, ils ont pu tous bénéficier d’une vraie éducation, en se rendant à l’école chaque jour. Depuis la création de la fondation, les enfants ont bien grandi et certains d’entre eux vont prochainement poursuivre leurs études à l’université avec le soutien de la fondation.

Un soutien médical en Haïti

En parallèle de son projet humanitaire en République Dominicaine, François Marland a également décidé de s’intéresser à la cause humanitaire en Haïti. En effet, il a fait le choix de financer deux dispensaires communautaires. L’un des centres est situé à Médor, tandis que l’autre est situé à Pérodin. Ces deux dispensaires ont été créés dans des zones stratégiques car près de la moitié de la population globale du pays ne bénéficie toujours pas d’un accès aux soins médicaux. Ainsi, depuis 2012, l’ancien homme d’affaire s’est engagé à financer une partie des soins délivrés dans ces deux centres. Le financement de ces centres contribue largement à améliorer l’état de santé des habitants locaux. Les centres sont en mesure d’intervenir à la fois auprès des enfants et des adultes.

Un besoin important d’aide médicale dans les dispensaires

Suite aux nombreuses catastrophes qui ont frappées le pays, les haïtiens ont vu leur accès aux soins se réduire, et le nombre de maladie et de problèmes de santé augmenter. Ainsi, dans les deux dispensaires, soutenus financièrement par François Marland, les professionnels de la santé agissent à plusieurs niveaux. Les deux dispensaires traitent globalement les mêmes problèmes.

Une aide au niveau de la prévention

Tout d’abord, on retrouve une dimension préventive, qui concerne essentiellement les enfants. Il s’agit alors de surveiller leur évolution et leur croissance, notamment grâce à une pesée régulière. Les enfants bénéficient également de plusieurs vaccinations. Enfin, les professionnels de santé s’efforcent de les éduquer concernant les mesures d’hygiène à adopter.

Une aide au niveau de la curation

La seconde dimension concerne l’aspect curatif des haïtiens, qui se rendent dans les dispensaires. Beaucoup viennent avec des maladies ou des soucis de santé pour lesquels ils ne bénéficient d’aucune prise en charge. En se rendant dans les dispensaires de Médor ou Pérodin, ils sont alors accueillis. Les professionnels de la santé sont alors en mesure d’établir un diagnostic et de les traiter en fonction. Ils fournissent les médicaments et les soins nécessaires à chaque patient.

Une aide au niveau du traitement du choléra

Le vrai fléau qui touche une grande partie de la population, c’est le choléra. En effet, les cas de choléra se sont multipliés depuis le tremblement de terre de 2010. Avant cette date, le pays n’était aucunement touché par cette terrible maladie. Désormais de nombreux haïtiens en meurent chaque année. Et sans les soins adaptés, les personnes vivant à proximité de Médor et Pérodin seraient encore plus touchés.

Au total, on estime que les deux dispensaires offrent la possibilité d’accéder aux soins de base pour plus de 30 000 personnes. Par ailleurs, on compte plus de 25 000 consultations réalisées chaque année.

Pourquoi soutenir la cause des enfants en République Dominicaine ?

L’éducation est, dans chaque pays, un élément clé du développement économique et social. Dans le cas de la République Dominicaine, le gouvernement s’efforce d’augmenter son budget et de prendre ce sujet très au sérieux. En effet, alors qu’en 2012, le gouvernement dominicain attribuait 2,2 % de son PIB à l’éducation, ce chiffre augmente d’année en année jusqu’à atteindre plus de 4,65 % du PIB en 2018. Par ailleurs, le taux de scolarisation des enfants dominicains s’accroît progressivement. Il y a 20 ans, seulement 83 % des enfants étaient scolarisés au primaire, et à peine 39 % poursuivaient jusqu’au secondaire. Tandis qu’aujourd’hui, plus de 90 % des enfants vont à l’école primaire et 67 % continuent jusqu’au secondaire. De plus, un réel problème de compétences a été observé concernant les enseignants, qui étaient auparavant, que très peu formés. Aujourd’hui le programme scolaire a été revu et les enseignants sont davantage formés. Malheureusement, certains problèmes liés à l’éducation persistent. En effet, même si l’école est obligatoire et gratuite, les familles se doivent de prendre à charge l’achat de l’uniforme et des fournitures scolaires. Ainsi, de nombreuses associations et fondations à but non lucratif, telles que Sonrisa de Niño, viennent en aide aux familles défavorisées afin de permettre aux enfants de se rendre à l’école.

Pourquoi soutenir l’accès aux soin en Haïti ?

A la suite des catastrophes naturelles qui ont touchées le pays ces dix dernières années, la situation médicale s’est largement détériorée. En effet, il y a de nombreuses maladies qui touchent la population haïtienne, telles que la tuberculose, la rougeole, le tétanos, la diphtérie, l’hépatite B ou encore la poliomyélite. Mais la maladie qui frappe une grande partie de la population est le choléra. Le pays ne présentait aucun cas de choléra avant le terrible séisme de 2010. Depuis cette période, le gouvernement s’efforce de renforcer la vaccination des populations locales et encourage la sensibilisation concernant les pratiques d’hygiène et de nutrition. Ainsi, de nombreux organismes à but non lucratif agissent au quotidien afin d’appuyer le gouvernement dans ces démarches. C’est notamment le cas des deux dispensaires, en partie financés par François Marland, qui s’appliquent à enseigner les règles d’hygiène de base aux personnes présentes dans les dispensaires. Par ailleurs, ils se chargent aussi d’effectuer des campagnes de vaccination à Médor, Pérodin mais aussi dans des zones plus reculées de la région.

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