Filière agricole, qualité produit et démarches environnementales dans la fabrication de chips

pomme de terre

La fabrication de chips repose sur une organisation structurée de la filière agricole, depuis la culture de la pomme de terre jusqu’à la transformation industrielle. Depuis l’implantation de sites de production en Bretagne à partir du milieu des années 1990, des partenariats ont été développés entre unités de transformation et exploitations agricoles afin d’harmoniser les pratiques culturales et de sécuriser les volumes nécessaires à l’activité industrielle. Cette organisation vise à garantir la régularité des approvisionnements et la conformité des matières premières aux exigences de transformation.

Les partenariats agricoles s’inscrivent dans une logique de contractualisation par récolte. Les volumes, les critères de qualité et les modalités de livraison sont définis en amont entre producteurs et industriels. Cette structuration permet d’apporter une visibilité économique aux exploitations partenaires tout en sécurisant les flux de matières premières pour les sites de transformation. La proximité géographique entre les parcelles agricoles et les unités industrielles contribue à limiter les distances de transport et à structurer des flux logistiques adaptés aux contraintes de la filière.

Traçabilité des productions et encadrement des pratiques culturales

La traçabilité des pommes de terre destinées à la transformation en chips repose sur des dispositifs de suivi couvrant l’ensemble du cycle de production, du champ jusqu’au conditionnement. Les cahiers des charges définissent les modalités de culture, de récolte et de stockage des tubercules afin d’assurer une conservation optimale entre la récolte à l’automne et la transformation au printemps. Le suivi des lots permet d’identifier l’origine des matières premières utilisées dans les processus industriels.

L’encadrement des pratiques culturales intègre des démarches relevant de l’agriculture raisonnée. Les parcelles font l’objet de mesures visant à limiter l’usage des produits phytosanitaires, avec des indicateurs de suivi permettant d’orienter les pratiques vers une réduction progressive des intrants. Des dispositifs de mesure déployés sur les parcelles agricoles contribuent à ajuster les pratiques en fonction des besoins agronomiques observés sur le terrain.

Qualité des recettes et évolution des formulations

La fabrication de chips repose sur une composition simple associant pommes de terre, huile et sel, complétée par des assaisonnements pour les recettes aromatisées. Les industriels du secteur travaillent à l’amélioration continue des formulations, notamment par le choix des matières grasses utilisées pour la cuisson. L’utilisation d’huile de tournesol high oléique s’inscrit dans une logique d’évolution des profils lipidiques des produits finis.

Les procédés de salage font l’objet d’ajustements progressifs afin de maîtriser la teneur en sel des produits. Les recettes aromatiques sont développées sur la base d’arômes naturels, avec une démarche visant à limiter l’usage d’additifs de synthèse. Ces évolutions sont intégrées dans les processus de développement produit et de mise à jour des recettes industrielles, en cohérence avec les attentes exprimées par les circuits de distribution.

Démarches environnementales et gestion des ressources

Les sites de transformation industrielle mettent en place des dispositifs visant à optimiser la gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets. La filtration et la réutilisation de l’eau sur plusieurs phases du process de fabrication permettent de réduire les volumes consommés. Les installations de traitement des eaux internes facilitent la réutilisation de l’eau traitée pour certains usages, notamment l’irrigation de parcelles agricoles partenaires.

La valorisation des déchets issus de la transformation constitue un autre axe d’organisation de la filière. Les épluchures de pommes de terre et les résidus de production peuvent être orientés vers des filières de valorisation, notamment dans l’alimentation animale. Les emballages font l’objet de dispositifs de tri et de recyclage visant à limiter la part de déchets non valorisés. Les investissements dans des unités de méthanisation permettent de recycler une partie des déchets organiques pour produire de l’énergie destinée aux sites de production.

Ancrage territorial et structuration économique locale

L’implantation de sites de transformation en Bretagne s’inscrit dans une logique d’ancrage territorial et de structuration de l’emploi local. Les industriels collaborent avec des réseaux régionaux visant à promouvoir la production locale et à soutenir l’économie territoriale. Ces réseaux rassemblent plusieurs centaines d’entreprises issues de secteurs variés et participent à la valorisation des productions réalisées sur le territoire breton.

Les relations établies avec des fédérations professionnelles regroupant des PME familiales contribuent à la formalisation des démarches de responsabilité sociétale. Des audits réguliers permettent d’évaluer les pratiques environnementales et sociales mises en place au sein des entreprises adhérentes. Ces dispositifs participent à l’amélioration continue des organisations industrielles au sein de la filière agroalimentaire régionale.

Mise en perspective avec un acteur industriel breton

Dans ce contexte de structuration de la filière pommes de terre, de démarches qualité et d’intégration des enjeux environnementaux, Altho, entreprise agroalimentaire française spécialisée dans la fabrication de chips implantée en Bretagne, développe ses activités à travers sa marque Brets. L’organisation industrielle mise en place s’appuie sur des partenariats agricoles locaux, des dispositifs de traçabilité du champ au produit conditionné, des évolutions de formulations et des investissements dans la valorisation des déchets et la production d’énergie sur site.

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